Objets migrateurs – Trésors sous influences

Exposition collective avec Marianne Mispelaëre

Commissariat général de l’Académicienne Barbara Cassin

Exposition du 8 avril au 16 octobre 2022
Entrée libre, tous les jours sauf lundi de 10h00 à 18h00
Salle Roquepertuse, 1er étage, accès gratuit

Centre de la Vieille Charité
2 Rue de la Charité
13002 Marseille

► Afin d’être certain·e de pouvoir bénéficier de la visite complète
de toutes les salles d’exposition, la direction de la Vieille Charité vous invite
à contacter le musée avant votre visite…
Tél : 04 91 14 58 46

Exposition des oeuvres de Marianne Mispelaëre, conçues et réalisées dans le cadre de la commande Nouveaux commanditaires (Marseille, 2019-2022)

DETAIL DES OEUVRES ICI

Retrouvez dans l’exposition « Objets migrateurs – Trésors sous influences » (cur. Barbara Cassin) un ensemble d’oeuvres de Marianne Mispelaëre qui a collaboré pendant deux ans grâce au dispositif Nouveaux commanditaires, avec une quinzaine de classes du collège Vieux Port, du lycée René Caillié et du lycée Victor Hugo à Marseille.

Ce projet des « langues comme objets migrateurs » a permis d’interroger ensemble – corps enseignant, élèves, familles – l’exil et la transmission, la créolisation, l’interprétation, le concept d’identité.
Thankyouforcoming a assuré la médiation-production de cette commande (2019-2022) avec le soutien de la Fondation de France, de la Fondation Daniel et Nina Carasso, de la Fondation des Artistes et du réseau académique Vieux Port.

ÉCRIRE DEDANS SA LANGUE

2021
protocole en trois temps
textes, matériaux mixtes, alambics en céramique
collaboration : Olivier Zol, céramiste, artiste

Le protocole artistique Écrire dedans sa langue, conçu et réalisé à partir du cahier des charges proposé par le groupe de commanditaires, se décline en trois étapes et traverse trois matières enseignées à l’école : le français, les arts plastiques, la chimie.

Les élèves utilisent la métaphore et la métamorphose pour s’interroger sur leurs pratiques langagières. Souvent déposédé·es de la langue de leurs parents ou grand-parents qu’iels ne connaissent pas ou mal, ou se sentant dévalorisé·es car parlant une langue dite « marginale » en France, le protocole invite les élèves à formuler leurs souvenirs, les connaissances et l’imaginaire auxquels iels la ou les rattachent.

Après avoir écrit un texte en se questionnant sur leur relation intime et subjective à leur(s) langue(s) — si ma langue était une couleur / une personne / une odeur / un animal / un instrument de musique / une image / une sensation / un souvenir / un paysage ce serait, parce que… — chaque élève fabrique objets ou images capables de matérialiser chacune des métaphores. Tous ces objets sont ensuite distillés pour produire de l’encre. Une fois injectée à l’intérieur de stylos bille, les élèves peuvent s’en servir tout au long de l’année scolaire dans le cadre de leurs cours, insérant ainsi leur pratique langagière au sein de l’enseignement qu’iels suivent. L’élève écrit ses cours à la fois en français et avec sa (ses) langue(s).

L’œuvre part du postulat que s’interroger sur son histoire et sa sensibilité permet de rencontrer celles de l’autre. En croisant les subjectivités et en les injectant au coeur du système-école, cette œuvre superpose les langues, les pratiques et les histoires, elle valorise chaque manière d’être, de vivre et de penser.

Ecrirededanssalangue-MarianneMispelaere-TYFC2022

zeus_musee