Nous sommes très heureux.ses de vous présenter
les résident.es qui bénéficieront de la cinquième saison
du programme de résidence ACROSS,
entre Janvier et Octobre 2020.

Cette 5ème édition du programme ACROSS est réalisée avec le concours du Ministère de la Culture et de la Ville de Nice.

Nous remercions chaleureusement le jury d’exception
qui nous a accompagnées dans ce travail de sélection :
Hélène Guenin (directrice du MAMAC – Nice), Sophie Lapalu (critique d’art, curatrice, docteure en esthétique et sciences de l’art et enseignante à l’ESA Clermont Métropole), Marianne Mispelaëre (artiste) et Mathilde Roman (docteure en arts et sciences de l’art, critique d’art (AICA France), enseignante au Pavillon Bosio – Monaco).

• SISSI [É. Poitevin & A. Vimeux] (1993 – Marseille, France), commissaires d’exposition et fondatrices du SISSI club
• Sonia RECASENS (1985 – Paris, France), historienne de l’art et commissaire d’exposition indépendante
• Övül Ö. DURMUSOGLU (1978 – Turkey / Germany), commissaire d’exposition indépendante, autrice et enseignante
• John Kenneth PARANADA (1988 – The Philippines / UK), commissaire d’exposition indépendant et auteur
• Kalliopi TSIPNI-KOLAZA (1988 – Greece), commissaire d’exposition indépendante

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L’appel à candidatures pour la 5ème saison de la résidence ACROSS, lancé par thankyouforcoming, a reçu 122 candidatures d’excellente qualité, en provenance de 47 pays du monde entier*.
La moyenne d’âge des candidat.e.s est de 34,4 ans, avec 82,8% de candidates et 17,2% de candidats.


* (Allemagne, Argentine, Arabie Saoudite, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Cameroun, Canada, Chili, Chine, Corée du Sud, Croatie, Danemark, France, Espagne, Finlande, Géorgie, Inde, Irlande, Iran, Iraq, Israël, Italie, Japon, Lituanie, Mexico, Monaco, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Pays-Bas, Philippines, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Serbie, Singapour, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine, USA, Vietnam. )

SISSI

Élise Poitevin et Anne Vimeux sont co-fondatrices et co-directrices de l’art space SISSI club ouvert en avril 2019 à Marseille.
Elles sont diplômées de l’université d’Aix Marseille en Histoire de l’art, spécialisées en art contemporain. Élise Poitevin a étudié la scène artistique marseillaise depuis les années 1960, ses institutions, collections, expositions et politiques culturelles, sous-tendue par le concept d’identité urbaine. La globalité́ de ses recherches a pour but de développer une histoire de l’art décentralisée, en lisant une société́ par ses marges et non par son centre. Anne Vimeux s’est, quant à elle, spécialisée durant deux années à l’étude de la peinture figurative contemporaine et l’esthétique « kitsch ». Ses recherches tendent désormais vers une conception élargie du « mauvais goût » questionnant de nouvelles postures de subversions.
Élise Poitevin a été assistante curatoriale au musée Cantini, [mac] Musée d’art contemporain de Marseille et médiatrice culturelle à la Vieille Charité ainsi qu’à la Friche Belle-de-Mai.
Anne Vimeux a été assistante curatoriale pour Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani ainsi qu’à la Galerie Meessen de Clercq. Par ailleurs elle a aussi été assistante éditoriale aux Editions Lutanie, à la Galerie Perrotin, à la Galerie Malingue et pour Purple Magazine.

SONIA RECASENS

Sonia Recasens est historienne de l’art, critique d’art et commissaire indépendante.
Après diverses missions d’assistante de projets pour des institutions culturelles (« elles@centrepompidou », Centre Georges Pompidou; « Maroc contemporain », Institut du Monde Arabe), elle développe ses propres commissariat d’expositions (Cosmogonies : Hessie, Kapwani Kiwanga, Myriam Mihindou, 2015 ; Les Sept démons, 2016 ; Ailleurs est ce rêve proche, 2018 ; Poétique du Geste, 2018). 
Lauréate du Prix Spécial du Jury – Prix AICA 2019, Sonia Recasens contribue régulièrement à des publications pour des centres d’art, des musées, maisons d’éditions. En 2019, elle est par exemple invitée à rencontrer les diplômé.es du Pavillon Bosio, école supérieure d’arts plastiques de Monaco, pour réaliser un catalogue intitulé Paysages empruntés.
Depuis 2010, elle poursuit des recherches et projets sur les artistes femmes, les artistes afrodescendant.es du XXe au XXIe siècle, pour une meilleure visibilité sur la scène artistique et dans l’histoire de l’art. En 2017, elle organise la première rétrospective de l’artiste Hessie aux Abattoirs de Toulouse puis au MUSAC de Leon : Hessie – Survival Art. En 2018, elle est invitée par les FRAC de la région Grand Est (Frac Champagne-Ardenne, Frac Alsace, Frac Lorraine) à mener une recherche critique et curatoriale sur les artistes femmes de leurs collections, qui prend la forme d’une exposition au Palais du Tau (Reims), intitulée Citoyennes paradoxales.

ÖVÜL Ö. DURMUSOGLU

Övül Ö. Durmuşoğlu est commissaire d’exposition, autrice, enseignante, et vit à Berlin.
Ses intérêts la portent vers les points d’intersection entre art contemporain, politique, théorie critique ou théorie du genre et culture populaire. Dans ses fonctions de curatrice, elle partage son action entre la fabrication d’expositions et la programmation d’événements publics, oscillant entre langages individuels et énergies collectives, abstractions matérielles et immatérielles, immersions dans le monde et cosmologies politiques.
Actuellement, Övül Durmuşoğlu dirige et pilote en qualité de mentor un programme de troisième cycle à l’université des arts de Berlin (UdK). Elle intervient aussi en tant que commissaire sur un secteur entier de la foire internationale d’art contemporain ARCOmadrid et comme curatrice invitée pour le Centro de Arte Dos de Mayo (CA2M), également à Madrid. Son dernier projet, Stars Are Closer and Clouds Are Nutritious Under Golden Trees s’est tenu à la MMAG Foundation d’Amman, en Jordanie. Avant cela, elle a notamment été commissaire du festival steirischer herbst à Graz, curatrice et directrice de l’écran géant YAMA public screen à Istanbul, conseillère curatoriale pour « Chronographia » – la rétrospective de l’artiste turque Gülsün Karamustafa au Hamburger Bahnhof – et directrice artistique du festival Sofia Contemporary 2013, organisé sous le titre Near, Closer, Together: Exercises for a Common Ground. Elle a construit et présenté différents programmes pour les 10e, 13e et 14e Biennales d’Istanbul, coordonné et organisé plusieurs projets et événements pour Maybe Education, ou encore des programmes publics dans le cadre de la dOCUMENTA (13) de Cassel. Elle a enseigné à l’académie des beaux-arts de Nuremberg, à l’université des arts de Linz et à la Muthesius Kunsthochschule de Kiel. Elle contribue enfin en tant qu’autrice à différentes plateformes en ligne et à des publications telles que Texte zur Kunst ou Frieze.

JOHN KENNETH PARANADA

John Kenneth Paranada est commissaire d’exposition, auteur et théoricien de l’art.
Il partage son temps entre Londres et Manille et travaille au développement de formes culturelles critiques, et de projets ouverts et expérimentaux. Il est titulaire d’un Master of Fine Arts en pratiques curatoriales du Goldsmiths College (University of London) et d’un diplôme (MAS) d’études approfondies en art contemporain de l’université des arts de Zurich. John Kenneth Paranada a également suivi un cursus de philosophie de la nature à Sciences Po Paris et obtenu un BA de civilisation philippine à l’université De La Salle de Manille. Il achève actuellement un Master en muséographie à l’université des Philippines Diliman. Sa pratique, interdisciplinaire, se concentre sur les « avenirs de l’anthropocène, enchevêtrements et technologies » en Asie du Sud-Est. Il a travaillé avec des galeries d’art et des espaces indépendants, parmi lesquels la galerie kamel mennour (Londres), Pi Artworks (Londres), A plus A Gallery (Venise), Chalton Gallery (Londres), Bärengasse Museum (Zürich), knoerle & baëtting contemporary (Suisse), Ládron Galleria (Mexico DF), Leroy Neiman Art Centre (New York), LLLLL Kunstraum (Vienne), Künstlerhaus Bethanien et le Node Centre for Curatorial Studies, à Berlin. En 2016, il s’est vu délivrer un visa de séjour au Royaume-Uni au titre d’un « talent exceptionnel » et, en 2017, il était finaliste du prix Purita Kalaw Ledesma de la critique d’art de Manille. Nommé commissaire pour l’Asia-Europe Foundation en 2015, il a aussi participé récemment au laboratoire Anthropocene Campus de la Maison des cultures du monde (HKW) de Berlin, ainsi qu’au PACT Zollverein d’Essen, en Allemagne. Il codirige avec Francesca Altamura et Helena Lugo un collectif intitulé Never Ripe / Never Rotten (n/R). Aujourd’hui, il est également directeur artistique du « Centre pour les écologies, les transitions durables et la conscience environnementale », qui ouvrira ses portes aux Philippines en 2020. Il s’agit d’une plateforme de recherche transdisciplinaire qui réunira plusieurs univers et publiera un travail novateur en matière d’écologies et d’art contemporain, explorant entre autres thématiques, l’habitat postcolonial, les mythes ancestraux, l’agriculture et la foi, la terre et la filiation, l’imagination et l’épuisement, les écologies queer, la justice climatique, les énergies durables, les traces du colonialisme environnemental, l’équité et l’appréciation des risques, ou encore notre lien, aussi complexe que profondément ancré, à la pollution.

KALLIOPI TSIPNI-KOLAZA

Kalliopi Tsipni-Kolaza travaille comme commissaire indépendante et chercheuse en art. Elle est basée à Athènes, en Grèce.
Elle suit un cursus en Langue et littérature anglaises à la National Kapodistrian Université d’Athènes et elle est diplômée d’une maîtrise en Culture visuelle de l’Université de Westminster à Londres. En 2014-2015, elle a fait partie de CuratorLab à la Konstfack University of Arts, Crafts and Design de Stockholm.
De 2012 et 2015, elle a occupé des postes curatoriaux dans diverses institutions publiques à Londres, notamment aux Serpentine Galleries, à The Architecture Foundation et à la Contemporary Art Society. En 2015, Kelly Tsipni-Kolaza a reçu le Forecast Platform Curatorial Award. En 2016-2017, elle a travaillé comme assistante curatoriale sur la documenta14 à Athènes et Kassel.
Ses intérêts portent sur un large éventail de sujets et pratiques, en particulier lorsqu’ils soulèvent des problématiques de société, et convergent autour de l’art basé sur le temps (« time-based art »), comme la performance, le son et le cinéma.
Parmi ses projets curatoriaux, citons : Orange Trees that Talk, une performance médiée par Cooking Sections, Botkyrka Konsthall, Stockholm (2015), Sonic Revolutions Vibrations from the Levant, Haus der Kulturen der Welt Berlin (2016), Litany for Amplified Voices, Bridges Festival, Thessalonique (2019).
En 2018, elle a cofondé miss dialectic avec Klea Charitou, Eleanna Papathanasiadi et Evita Tsokanta, un opérateur en art qui permet de soutenir la recherche artistique et curatoriale, en s’appuyant particulièrement sur l’éducation et la production d’œuvres inédites par le biais de collaborations interdisciplinaires.